|
Les femmes jouent un rôle essentiel dans la vie économique et sociale de la société malienne. Depuis très longtemps, elles sont organisées en groupements coopératifs d’entraide. La caisse de ces associations est utilisée pour diverses dépenses d’intérêt général. Elle sert aussi de caisse de solidarité, en cas de maladie grave par exemple. Enfin, elle permet aussi de faire des prêts avec intérêts aux membres de l’association qui peuvent ainsi gagner de l’argent, par exemple en achetant du coton pour le filer ou en faisant du commerce de détail. Chaque femme mariée doit en effet, dans la société rurale malienne, prendre elle-même en charge nombre de dépenses de la famille : vêtements, médicaments, fournitures scolaires, etc…

Depuis 2006, notre association consent des microcrédits à des associations de femmes de la région de Douentza au Mali. Le principe en est le suivant : les prêts sont faits sans intérêts mais nous demandons en contrepartie que les intérêts versés par les femmes qui empruntent à la caisse de leur association soient capitalisés afin de nous rembourser, ce qui permet à l’association des femmes de constituer progressivement des fonds propres.
|
|
Lire la suite... [Micro-crédits]
|
|
Un puits pour Ferro-Dirimbé |
|
Terminé en avril 2011
Le site de Ferro-Dirimbé est occupé par un millier de Bellas (anciens esclaves des Touaregs) répartis dans dix campements. Les membres de cette communauté ne disposaient d’aucun point d’eau, même temporaire, à proximité. Au cours de la saison des pluies, ils recueillaient l’eau dans des flaques pendant les deux ou trois jours qui suivaient un orage. Sinon, ils allaient s’approvisionner à Yaïré, un bas-fond où ils creusaient chaqu e année des puits de quelques mètres de profondeur. A partir de mars et jusqu’en juin ou juillet, ils devaient aller au puits du village de Dirimbé, ce qui créait une longue file d’attente et donc des tensions avec les habitants de ce village. Chaque corvée d’eau, à Yaïré ou à Dirimbé, leur demandait trois heures de marche aller retour.
Pourquoi s’être installés sur des terres aussi éloignées de l’eau ?
|
|
Lire la suite... [Un puits pour Ferro-Dirimbé]
|
|
Terminé en octobre 2011
Le site de Ferro est occupé depuis 1973 par des Bellas (anciens esclaves des Touaregs) dont les ancêtres ont quitté la mare de Gossi, située à 200 kilo mètres au nord-est de Douentza et qui s’assèche peu à peu à cause de l’avancée du désert.
500 personnes environ vivent dans quatre campements, composés chacun de plusieurs hameaux, et situés à une distance de Douentza variant entre qu atre kilomètres pour le plus proche et huit kilomètres pour le plus éloigné.
Les habitants de Ferro vivent chichement de la culture du mil, d’un peu d’élevage et de la vente de bois qu’ils vont chercher en brousse. Ils n’avaient aucun point d’eau, même temporaire, sur le site et ils devaient aller chaque jour à Douentza avec leurs charrettes remplir bidons et barriques aux fontaines publiques, qui sont payantes. Ils dépensaient ainsi des sommes très importantes pour leur approvisionnement en eau : plus d’un million de francs CFA (environ 1 500 euros) chaque année pour l’ensemble du site, dépense considérable au Mali pour un village aussi pauvre.
|
|
Lire la suite... [Un puits pour Ferro]
|
Une clôture pour les jerdins de Siba |
|
Terminée en mars 2011
Notre association a financé en 2008 la construction d’un puits à grand diamètre pour Siba, petit village dogon situé à une quinzaine de kilomètres de Douentza. La réalisation de ce puits poursuivait un double objectif : alimenter les villageois en eau potable tout au long de l’année et permettre l’irrigation de cultures maraîchères.
Il est rapidement apparu que la rentabilité des cultures pouvait être grandement améliorée. Les jardins étaient en effet régulièrement visités par le bétail, notamment les chèvres, qui venaient y compléter leur médiocre ordinaire, broutant et piétinant les cultures. L’association des femmes essayait de protéger la parcelle cultivée collectivement en l’entourant d’une haie d’épineux qu’elles allaient couper en brousse. Cette opération devait être recommencée chaque année et faisait, à chaque fois, l’objet d’une redevance versée à l’ONF.
|
|
Lire la suite... [Une clôture pour les jerdins de Siba]
|
Terminé en juin 2010 La communauté de Koumbé compte plus de 1 000 personnes disséminées dans des dizaines de petits campements composés chacun de quelques huttes ; pour la plupart en bois. Cette structure éclatée est la conséquence directe du manque d’eau : au cours du siècle passé, les habitants ont dû abandonner peu à peu leur village ancestral, aujourd’hui complètement vide, pour s’installer à proximité de sites où ils peuvent recueillir l’eau de pluie pendant l’hivernage. D e 2003 à 2006, « Villages Dogons » a financé (avec l’aide du Conseil Régional d’Ile-de-France et de la Ville de Montmagny) le surcreusement d’un puits à grand diamètre jusqu’à 63 mètres de profondeur. Ce puits toutefois se trouve à une heure de marche du site de Bom concerné par le présent projet. Pour obtenir de l’eau, les villageois de Bom creusaient chaque année dans le lit d’une rivière temporaire, des puisards jusqu’à 13 mètres de profondeur au fur et à mesure que descendait le niveau de la nappe phréatique. A chaque saison des pluies, ces puisards étaient détruits par les eaux de ruissellement et les villageois devaient recommencer le travail l’année suivante.
|
|
Lire la suite... [Un puits pour Koumbé-Bom]
|
(Réalisé fin 2008-début 2009) Pangasol est un village de 500 habitants du plateau dogon situé à une heure et quart de marche de Guénébana. Les villageois nous ont contactés pour la première fois en 2004 ; ils nous ont demandé notre aide dans un projet auquel ils travaillaient déjà depuis de nombreuses années avec les villages voisins de Panganim et Pangana : la construction d’une piste carrossable qui désenclaverait leur zone inaccessible aux véhicules. Nous n’avons pu leur répondre positivement vu l’ampleur d’un tel chantier qui dépasse nos capacités techniques et financières ; mais nous avons alors été très impressionnés par le courage de ces villageois : notre refus en effet ne les a nullement découragés et ils continuent inlassablement les travaux, cassant les rochers avec leurs barres à mine et leur poudre à fusil ! Les habitants de Pangasol nous ont recontactés en 2007 pour nous demander de les aider à construire un barrage dans le lit d’un cours d’eau temporaire. Le projet a été voté à notre assemblée générale du 10/10/08 et les travaux ont été exécutés fin 2008-début 2009 pour un coût de 9 600 euros.
|
|
Lire la suite... [Le barrage de Pangasol]
|
(Terminé en avril 2008) L es villageois de Siba avaient creusé eux-mêmes un puits traditionnel en contrebas du village. Ce puits n’est pas maçonné et l’eau qui en provient a un mauvais goût qui la rend impropre à la consommation. Tout au long de l’année, femmes et enfants allaient donc chercher l’eau potable au puits d’un village voisin, Cynda, qui se trouve à un kilomètre et demi de Siba. Chaque famille a besoin de quatre seaux environ pour sa consommation quotidienne et ce sont donc douze kilomètres qu’il fallait parcourir chaque jour pour les obtenir. Par ailleurs, le puits traditionnel de Siba est peu profond : il fournissait de moins en moins d’eau au fil de la saison sèche et tarissait complètement en mars. Les villageois devaient alors s’approvisionner, pour tous leurs besoins en eau, au puits de Cynda.
Un puits à grand diamètre, financé par notre association (15 259,08 €), a été creusé au cours du premier semestre 2008. Les raisons que nous venons d’évoquer ont bien sûr joué un rôle important dans notre décision d’aider les villageois à réaliser ce puits. Mais d’autres facteurs sont intervenus.
|
|
Lire la suite... [Le puits de Siba]
|
|
|
|
|
<< Début < Précédent 1 2 3 Suivant > Fin >>
|
|
Page 1 sur 3 |