Réalisations

Villages Dogons a déjà dix-huit réalisations à son actif

Terminé en avril 2011.

puits de yairé Le site de Ferro-Dirimbé est occupé par un millier de Bellas (anciens esclaves des Touaregs) répartis dans dix campements.
Les membres de cette communauté ne disposaient d’aucun point d’eau, même temporaire, à proximité. Au cours de la saison des pluies, ils recueillaient l’eau dans des flaques pendant les deux ou trois jours qui suivaient un orage. Sinon, ils allaient s’approvisionner à Yaïré, un bas-fond où ils creusaient chaque année des puits de quelques mètres de profondeur. A partir de mars et jusqu’en juin ou juillet, ils devaient aller au puits du village de Dirimbé, ce qui créait une longue file d’attente et donc des tensions avec les habitants de ce village. Chaque corvée d’eau, à Yaïré ou à Dirimbé, leur demandait trois heures de marche aller retour.

Pourquoi s’être installés sur des terres aussi éloignées de l’eau ?

Terminée en mars 2011.

Notre association a financé en 2008 la construction d’un puits à grand diamètre pour Siba, petit village dogon situé à une quinzaine de kilomètres de Douentza. La réalisation de ce puits poursuivait un double objectif : alimenter les villageois en eau potable tout au long de l’année et permettre l’irrigation de cultures maraîchères.

Il est rapidement apparu que la rentabilité des cultures pouvait être grandement améliorée. Les jardins étaient en effet régulièrement visités par le bétail, notamment les chèvres, qui venaient y compléter leur médiocre ordinaire, broutant et piétinant les cultures. L’association des femmes essayait de protéger la parcelle cultivée collectivement en l’entourant d’une haie d’épineux qu’elles allaient couper en brousse. Cette opération devait être recommencée chaque année et faisait, à chaque fois, l’objet d’une redevance versée à l’ONF.

Terrminé en juin 2010.

La communauté de Koumbé compte plus de 1 000 personnes disséminées dans des dizaines de petits campements composés chacun de quelques huttes ; pour la plupart en bois. Cette structure éclatée est la conséquence directe du manque d’eau : au cours du siècle passé, les habitants ont dû abandonner peu à peu leur village ancestral, aujourd’hui complètement vide, pour s’installer à proximité de sites où ils peuvent recueillir l’eau de pluie pendant l’hivernage.

koumbe-bom1 250x188 De 2003 à 2006, « Villages Dogons » a financé (avec l’aide du Conseil Régional d’Ile-de-France et de la Ville de Montmagny) le surcreusement d’un puits à grand diamètre jusqu’à 63 mètres de profondeur. Ce puits toutefois se trouve à une heure de marche du site de Bom concerné par le présent projet.

Pour obtenir de l’eau, les villageois de Bom creusaient chaque année dans le lit d’une rivière temporaire, des puisards jusqu’à 13 mètres de profondeur au fur et à mesure que descendait le niveau de la nappe phréatique. A chaque saison des pluies, ces puisards étaient détruits par les eaux de ruissellement et les villageois devaient recommencer le travail l’année suivante.

Réalisé fin 2008-début 2009.

barrage pangasol1 p Pangasol est un village de 500 habitants du plateau dogon situé à une heure et quart de marche de Guénébana.

Les villageois nous ont  contactés pour la première fois en 2004 ; ils nous ont demandé notre aide dans un projet auquel ils travaillaient déjà depuis de nombreuses années avec les villages voisins de Panganim et Pangana : la construction d’une piste carrossable qui désenclaverait leur zone inaccessible aux véhicules. Nous n’avons pu leur répondre positivement vu l’ampleur d’un tel chantier qui dépasse nos capacités techniques et financières ; mais nous avons alors été très impressionnés par le courage de ces villageois : notre refus en effet ne les a nullement découragés et ils continuent inlassablement les travaux, cassant les rochers avec leurs barres à mine et leur poudre à fusil !

Les habitants de Pangasol nous ont recontactés en 2007 pour nous demander de les aider à construire un barrage dans le lit d’un cours d’eau temporaire. Le projet a été voté à notre assemblée générale du 10 octobre 2008 et les travaux ont été exécutés fin 2008 - début 2009 pour un coût de 9 600 euros.

Terminé en avril 2008.

puits siba1 Les villageois de Siba avaient creusé eux-mêmes un puits traditionnel en contrebas du village. Ce puits n’est pas maçonné et l’eau qui en provient a un mauvais goût qui la rend impropre à la consommation. Tout au long de l’année, femmes et enfants allaient donc chercher l’eau potable au puits d’un village voisin, Cynda, qui se trouve à un kilomètre et demi de Siba. Chaque famille a besoin de quatre seaux environ pour sa consommation quotidienne et ce sont donc douze kilomètres qu’il fallait parcourir chaque jour pour les obtenir. Par ailleurs, le puits traditionnel de Siba est peu profond : il fournissait de moins en moins d’eau au fil de la saison sèche et tarissait complètement en mars. Les villageois devaient alors s’approvisionner, pour tous leurs besoins en eau, au puits de Cynda.

Un puits à grand diamètre, financé par notre association (15 259,08 €), a été creusé au cours du premier semestre 2008. Les raisons que nous venons d’évoquer ont bien sûr joué un rôle important dans notre décision d’aider les villageois à réaliser ce puits. Mais d’autres facteurs sont intervenus.

milLe principe d’une banque de mil est le suivant : notre association prête une certaine somme à un village.
Avec cet argent, des sacs de mil sont achetés, transportés et stockés dans chaque village. Le mil est ensuite revendu aux familles qui en ont besoin à prix coûtant, sans aucun bénéfice. Une fois le stock épuisé, de nouveaux achats sont effectués. Chaque banque de mil est gérée par un comité de villageois élus.

En 2004, Villages Dogons a ainsi prêté 1 000 000 francs CFA (environ 1 500 euros) à chacun des villages d’Ewéry et de Koumbé. 

Terminé en mai 2007.

barrage koumbe1 Les communautés de Koumbé et Guénébana sont situées à une quinzaine de kilomètres de Douentza. Les 700 habitants de Koumbé sont disséminés dans de nombreux petits campements composés chacun de quatre ou cinq huttes en bois. Cette structure éclatée est directement liée au manque d’eau : les habitants ont dû abandonner leur village ancestral, aujourd’hui complètement vide, pour s’installer à proximité de sites où ils peuvent recueillir l’eau de pluie pendant l’hivernage. Les villageois de Guénébana quant à eux sont regroupés dans un village situé en haut de la falaise.