Réalisations

Villages Dogons a déjà dix-huit réalisations à son actif

Terminé en mai 2017

Le village de Soki disposait d’un forage au débit très insuffisant et qui tombait souvent en panne.

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Les travaux d'un puits à grand diamètre ont commencé en juin 2012. Les villageois se sont montrés très concernés, désignant chaque jour, même durant l’hivernage, huit d’entre eux pour participer aux travaux. Ils ont progressé lentement car la roche est très dure et les explosions de dynamite ne devaient pas être trop puissantes. En effet, le chantier est situé à proximité d’habitations et des cailloux projetés au loin par une explosion trop forte pourraient, en retombant, tuer ou blesser gravement des villageois. Quinze mètres ont été creusés entre juin 2012 et juin 2013. Il a ensuite fallu attendre plusieurs mois après la fin de la saison des pluies pour que le niveau de l'eau descende et que les travaux puissent reprendre. Cinq mètres ont été creusés au cours de l’exercice 2013-2014, onze mètres en 2015 et quatre mètres en 2016. Le creusement du puits de Soki s'est terminé en 2017.

30 397 euros ont déjà été dépensés au total. Il s’agit du chantier le plus long depuis la création de notre association. Une roche particulièrement dure, la présence permanente d’eau au fond du puits, des problèmes de compresseur expliquent la durée des travaux. 

 

Terminé en juin 2015


Le village de KOIRA BERI (3 000 habitants) bénéficiait jusqu'en 2010 :
- d'un forage dont la pompe connectée à des panneaux solaires permettait de maintenir une citerne remplie d'eau.
Grâce à un système de canalisations, cette citerne irriguait des jardins maraîchers et alimentait le village en eau;

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- d'un puits à grand diamètre qui alimentait la population en eau potable.


Construit avec des matériaux de mauvaise qualité, le puits à grand diamètre s'est effondré en août 2010.

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Les travaux de creusement d’un nouveau puits ont commencé en mai 2014 et se sont terminés fin juin 2015 à une profondeur de 24,70 mètres, suffisante pour approvisionner les 3 000 habitants du village en eau potable et pour contribuer à l’irrigation des jardins maraîchers proches. Le coût total est de 23 179,87 euros (15 205 000 FCFA), conforme au devis

Ce puits a été financé par une subvention de 10 000 euros de la Fondation Lemarchand, une subvention de 4 500 euros de la Ville de Montmagny et les fonds propres de notre association (8 679,87 euros).

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Terminé en mai 2012

Gamni est un village dogon très ancien situé au sommet d’une colline pierreuse et surplombé par une immense falaise de plusieurs centaines de mètres de hauteur. Au dernier recensement, il comptait 1 098 habitants répartis dans quatre hameaux proches les uns des autres. Gamni est réputé pour ses guérisseurs traditionnels « redresseurs de bossus ». En août 2010, nous y avons rencontré un malade venu  de Bamako, situé à 900 kilomètres de là, pour se faire soigner. Quand il était arrivé, ses jambes ne le portaient plus, il ne sentait plus ses pieds et ses bras étaient quasiment paralysés. Après deux mois de soins, il se tenait debout seul, appuyé sur une canne ; et il était rayonnant, certain qu’il allait pouvoir bientôt marcher à nouveau.

La vie est particulièrement difficile pour les habitants de Gamni. Les environs du village ne sont guère cultivables car ils sont parsemés de pierres et de rochers de toutes tailles. Les villageois doivent donc descendre dans la plaine pour cultiver leurs champs. Certains font l’aller-retour chaque jour, d’autres restent sur place, vivant dans des abris de fortune.

Pendant la saison sèche, beaucoup de villageois travaillent le coton : les femmes filent et font la teinture tandis qu’une centaine d’hommes font le tissage. Cette activité, peu lucrative, est délaissée par les plus jeunes qui quittent le village après les récoltes pour aller travailler au loin, à Bamako pour la plupart d’entre eux.Tisserands_de_Gamni

Les femmes jouent un rôle essentiel dans la vie économique et sociale de la société malienne. Depuis très longtemps, elles sont organisées en groupements coopératifs d’entraide. La caisse de ces associations est utilisée pour diverses dépenses d’intérêt général. Elle sert aussi de caisse de solidarité, en cas de maladie grave par exemple. micro-credit1Enfin, elle permet aussi de faire des prêts avec intérêts aux membres de l’association qui peuvent ainsi gagner de l’argent, par exemple en achetant du coton pour le filer ou en faisant du commerce de détail. Chaque femme mariée doit en effet, dans la société rurale malienne, prendre elle-même en charge nombre de dépenses de la famille : vêtements, médicaments, fournitures scolaires, etc…

Depuis 2006, notre association a consenti dix-huit microcrédits à des associations de femmes de la région de Douentza au Mali. Le principe en est le suivant : les prêts sont faits sans intérêts mais nous demandons en contrepartie que les intérêts versés par les femmes qui empruntent à la caisse de leur association soient capitalisés afin de nous rembourser, ce qui permet à l’association des femmes de constituer progressivement des fonds propres.

Terminé en octobre 2011.

Le site de Ferro est occupé depuis 1973 par des Bellas (anciens esclaves des Touaregs) dont les ancêtres ont quitté la mare de Gossi, située à 200 kiloferro puits1mètres au nord-est de Douentza et qui s’assèche peu à peu à cause de l’avancée du désert.

500 personnes environ vivent dans quatre campements, composés chacun de plusieurs hameaux, et situés à une distance de Douentza variant entre quatre kilomètres pour le plus proche et huit kilomètres pour le plus éloigné.

Les habitants de Ferro vivent chichement de la culture du mil, d’un peu d’élevage et de la vente de bois qu’ils vont chercher  en brousse. Ils n’avaient aucun point d’eau, même temporaire, sur le site et ils devaient aller chaque jour à Douentza avec leurs charrettes remplir bidons et barriques aux fontaines publiques, qui sont payantes. Ils dépensaient ainsi des sommes très importantes pour leur approvisionnement en eau : plus d’un million de francs CFA (environ 1 500 euros) chaque année pour l’ensemble du site, dépense considérable au Mali pour un village aussi pauvre.

Terminé en avril 2011.

puits de yairé Le site de Ferro-Dirimbé est occupé par un millier de Bellas (anciens esclaves des Touaregs) répartis dans dix campements.
Les membres de cette communauté ne disposaient d’aucun point d’eau, même temporaire, à proximité. Au cours de la saison des pluies, ils recueillaient l’eau dans des flaques pendant les deux ou trois jours qui suivaient un orage. Sinon, ils allaient s’approvisionner à Yaïré, un bas-fond où ils creusaient chaque année des puits de quelques mètres de profondeur. A partir de mars et jusqu’en juin ou juillet, ils devaient aller au puits du village de Dirimbé, ce qui créait une longue file d’attente et donc des tensions avec les habitants de ce village. Chaque corvée d’eau, à Yaïré ou à Dirimbé, leur demandait trois heures de marche aller retour.

Pourquoi s’être installés sur des terres aussi éloignées de l’eau ?

Terminée en mars 2011.

Notre association a financé en 2008 la construction d’un puits à grand diamètre pour Siba, petit village dogon situé à une quinzaine de kilomètres de Douentza. La réalisation de ce puits poursuivait un double objectif : alimenter les villageois en eau potable tout au long de l’année et permettre l’irrigation de cultures maraîchères.

Il est rapidement apparu que la rentabilité des cultures pouvait être grandement améliorée. Les jardins étaient en effet régulièrement visités par le bétail, notamment les chèvres, qui venaient y compléter leur médiocre ordinaire, broutant et piétinant les cultures. L’association des femmes essayait de protéger la parcelle cultivée collectivement en l’entourant d’une haie d’épineux qu’elles allaient couper en brousse. Cette opération devait être recommencée chaque année et faisait, à chaque fois, l’objet d’une redevance versée à l’ONF.